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Giulia PetitAvocate à Marseille

Droit routier

Rétention et suspension du permis de conduire

Entre le contrôle et le jugement, le droit de conduire peut disparaître en trois étapes successives, décidées par des autorités différentes. Comprendre laquelle s'applique détermine le recours à exercer.

Questions fréquentes

Combien de temps mon permis peut-il être retenu après un contrôle ?

Soixante-douze heures en principe, portées à cent vingt heures lorsqu'une analyse sanguine ou de laboratoire est nécessaire, notamment en matière d'alcool ou de stupéfiants. À l'issue de ce délai, soit le préfet prononce une suspension, soit le permis doit être restitué.

Quelle est la différence entre suspension administrative et judiciaire ?

La suspension administrative est décidée par le préfet, sans juge, à titre de mesure de sûreté immédiate ; elle peut aller jusqu'à six mois, et jusqu'à un an en cas d'atteinte involontaire à la vie ou à l'intégrité d'une personne. La suspension judiciaire est prononcée par le tribunal, à titre de peine, lors du jugement. Les deux se succèdent souvent sur le même dossier, et la première s'impute sur la seconde.

Le permis blanc existe-t-il encore ?

Plus pour les délits routiers les plus graves. Depuis 2011, l'aménagement de la suspension à des fins professionnelles est exclu notamment en matière d'alcool, de stupéfiants, de refus d'obtempérer et de grand excès de vitesse. Il demeure envisageable dans d'autres hypothèses. La situation professionnelle reste en revanche un argument central sur la durée de la mesure.

Peut-on contester un arrêté préfectoral de suspension ?

Oui. Un recours gracieux peut être adressé au préfet, et un recours contentieux porté devant le tribunal administratif de Marseille, éventuellement assorti d'un référé-suspension. Sont notamment examinés la compétence du signataire, la motivation de l'arrêté, sa notification et la proportionnalité de la durée retenue au regard de la situation du conducteur.

Que se passe-t-il si je conduis malgré la suspension ?

Il s'agit d'un délit puni de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende, avec retrait de six points et confiscation du véhicule encourue. C'est l'une des situations qui aggravent le plus un dossier déjà en cours, y compris lorsque l'infraction initiale aurait pu se régler favorablement.

Votre permis vient d'être retenu ou suspendu ?

Les recours contre une suspension préfectorale se jouent sur quelques semaines. Un examen rapide de l'arrêté permet d'identifier ce qui peut être contesté.

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