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Giulia PetitAvocate à Marseille

Droit routier

Refus d'obtempérer : un délit aux peines aggravées

Durcie en 2022, cette infraction conduit régulièrement devant le tribunal correctionnel en procédure rapide. La défense se joue sur la matérialité de la sommation et sur l'intention.

Questions fréquentes

Quelles sont les peines encourues pour un refus d'obtempérer ?

Depuis la loi du 24 janvier 2022, le refus d'obtempérer est puni de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, avec retrait de six points. Lorsqu'il expose directement autrui à un risque de mort ou de blessures graves, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

Peut-on être poursuivi si l'on n'a pas vu la sommation ?

L'infraction suppose une sommation de s'arrêter émanant d'un agent, et la conscience de s'y soustraire. Un conducteur qui n'a objectivement pas pu percevoir le signal — visibilité, conditions de circulation, absence de signes distinctifs perceptibles — ne commet pas volontairement l'infraction. La discussion porte alors sur la matérialité de la sommation et sur l'intention, ce qui suppose d'examiner précisément les procès-verbaux et les éventuelles images.

Vais-je être jugé en comparution immédiate ?

C'est fréquent pour cette infraction, surtout lorsqu'elle s'accompagne d'un état alcoolique, de stupéfiants ou d'une conduite dangereuse. Le prévenu peut demander un délai pour préparer sa défense ; le tribunal statue alors sur son maintien en détention provisoire ou son placement sous contrôle judiciaire. Ce choix engage la suite du dossier et doit être arbitré avec un avocat.

Le véhicule peut-il être confisqué ?

Oui, la confiscation du véhicule est encourue, de même que la suspension ou l'annulation du permis. En cas de circonstance aggravante ou d'antécédents, elle est fréquemment prononcée. Le fait que le véhicule appartienne à un tiers ou soit financé par un crédit en cours est un élément à porter à la connaissance du tribunal.

Vous êtes poursuivi pour refus d'obtempérer ?

Ces dossiers sont souvent jugés en quelques jours. L'intervention d'un avocat dès la garde à vue oriente toute la suite de la procédure.

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